Le « Zéro déchet », une nouvelle mode ?

Dechetterie

Zéro déchet, zero waste en anglais,… on voit ça de plus en plus souvent mais au-delà d’une nouvelle mode, c’est avant tout une façon de vivre qui pourrait bien être bénéfique…

1.    La vie « zéro déchet », qu’est-ce que c’est ?

Vivre en mode « zéro déchet »

Cela veut simplement dire qu’on va arrêter de produire des déchets et en particulier des déchets plastiques non recyclables pour limiter la pollution de notre environnement.

Et des déchets,  on en produit beaucoup !

Si on considère les déchets ménagers, ceux issus de notre quotidien à la maison (emballages alimentaires, restes de repas, couches pour bébé et la litière du chat…), la production annuelle d’ordures est de 354kg par habitant en France.

Si on ajoute à ça, tous les déchets industriels (bâtiment, agriculture, industrie, déchets hospitaliers etc.), la facture monte à 13,8 tonnes par habitant et par an. Et autant dire qu’on n’a pas vraiment la main mise sur ces déchets-là…

L’objectif d’une vie « zéro déchet »

Le but est donc de trouver des solutions au quotidien pour réduire puis arrêter de produire les fameux 354kg d’ordures par an. Et si le mouvement pouvait atteindre les déchets industriels, cela aurait encore plus d’impact !

2.    Pourquoi se mettre au mode « zéro déchet » ?

Les déchets peuvent rester très longtemps dans la nature :

La durée de vie des déchets dans la nature est très variable. Iils ne sont pas tous aussi biodégradables, sans parler des résidus potentiellement toxiques qui peuvent suivre cette dégradation.

Quelques exemples de déchets quotidiens :

– un ticket de bus : un  an

– une serviette hygiénique : entre 400 et 450 ans

– une pile au mercure : 200 ans (et le mercure…)

– une boite de conserve : 50 ans

– une bouteille en plastique : plus de 100 ans

– un forfait de ski : 1000 ans…

Cette pollution a un impact conséquent :

usines-pollution-air

Ces déchets vont donc rester longtemps et ont des impacts importants :

En effet, tous les déchets produits vont polluer l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons et les sols utilisés pour produire notre alimentation. Les conséquences sur la santé humaine d’une pollution sur le long terme sont de plus en plus discutées : cancers, maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, asthme, allergies, dérèglements hormonaux…

Les conséquences sont aussi dramatiques pour l’environnement : altérations des écosystèmes, contamination et dispersion de produits toxiques, disparitions d’espèces, notamment aquatiques. En effet, nombreux sont les animaux aquatiques qui mangent des déchets en les confondant avec des proies ainsi que les animaux blessés par ces mêmes déchets.

Ainsi, on se doute qu’il est grand temps de faire quelque chose, mais quoi ?

3.    Et en pratique, on fait comment pour réduire ces fameux déchets ?

Réduire !

Tout d’abord, il faut réduire la production de déchets. Et pour cela, il y a plusieurs possibilités :

– refuser ce qui ne nous est pas vraiment utile : a-t-on vraiment besoin de cette paille dans notre verre d’eau ?? Nous aurons l’occasion de reparler des pailles… Pourquoi prendre cette touillette en plastique alors que vous buvez votre café sans sucre ???

– réutiliser : c’est une solution intermédiaire dans la mesure où elle ne fait que reporter l’échéance du déchet ultime. Mais elle permet tout de même de réduire.

– réparer ce qui peut l’être : il est souvent possible de réparer les appareils électroménagers, des vêtements au lieu de les jeter et d’en acheter des tout neufs.

– composter les déchets végétaux

– recycler : papier, carton, verre et quelques plastiques.

Changer ses habitudes !

En changeant nos habitudes de consommation, nous anticipons et évitons d’acheter de futurs déchets. Cela s’applique à différents niveaux :

– faire ses courses autrement en privilégiant des aliments sans emballage (achat en vrac par exemple) ou en 2e choix des aliments dans des emballages 100% recyclables. N’oubliez pas de mettre dans la poubelle de tri sélectif adapté. Pour en savoir plus sur la façon de faire ses courses, je vous encourage à lire mon guide.Sac à vrac (Etsy)

Sacs à vrac (Etsy)

– faire soi-même : il y a énormément d’objets jetables que nous pouvons faire nous-même. Et ainsi ne plus en jeter. Si vous n’avez pas l’âme d’une couturière, vous pouvez les acheter : serviettes hygiéniques, cotons à démaquiller, serviettes de table pour quelques exemples.

– faire soi-même, le retour, pour les produits d’usage quotidien : cosmétiques, produits d’entretien pour la maison. Ces produits sont souvent facile à faire, ne produisent que très peu de déchets et, en plus, en les faisant soi-même on s’assure de l’absence de produits toxiques.

 

Merci d’avoir lu cet article. J’espère que vous êtes maintenant vous aussi convaincu de l’importance de vivre en mode « zéro déchets » et que ce n’est pas une simple mode.

Et si vous êtes déjà entré dans ce challenge, n’hésitez pas à partager vos astuces en me laissant un commentaire.

 

Isabelle
 

Fondatrice et rédactrice du blog Un Pas Pour La Planète, le blog qui vous aide à réduire vos déchets et à contribuer à la protection de l'environnement. Concernée par la nature et la pollution depuis mon jeune âge, je souhaite vous aider à changer votre façon de vivre, améliorer votre quotidien tout en prenant soin de la planète que nous laisserons à nos enfants.

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